Et si on se lançait dans l'export ?

La globalisation et la libéralisation des échanges commerciaux motivent les entrepreneurs à s’ouvrir aux marchés étrangers. Certaines entreprises souhaitent se développer et elles se lancent à l’exportation. Toutefois, cela comporte des risques qu’il faut mesurer. Mettre en place une bonne stratégie est nécessaire avant de se lancer dans l’export.

Lisez le texte suivant. Faites attention au lexique de l’exportation, aux formes verbales et aux conjonctions présentes dans le texte :

Se lancer dans l'exportation sans se ruiner

S’il fallait donner un chiffre pour illustrer les difficultés des entreprises françaises au niveau de l’export, je citerais le pourcentage des PME (Petites et moyennes entreprises) françaises qui exportent : seulement 4 % à comparer aux 11% de l’Allemagne. Exporter ne s’improvise pas, les CCI (Chambres de commerce et industrie) peuvent renseigner les dirigeants d’entreprise sur les démarches à suivre pour s’internationaliser.

Lorsque l’on demande aux PME pourquoi elles n’exportent pas, 25% d’entre elles disent ne pas avoir une activité qui s’y prête, 24% disent que ce n’est pas le moment, 18% que l’export leur parait trop compliqué, 18% affirment qu’elles voudraient bien, mais qu’elles rencontrent trop de difficultés pour accéder aux informations nécessaires, 11% qu’elles n’en ont pas les moyens financiers, et donc, restent les 4% qui exportent.

Voici un cas concret de succès :

Rivia est une PME de 60 salariés spécialisée dans le prêt-à-porter féminin qui réalise 20% de son chiffre d’affaires à l’exportation. Toute sa production était vendue sur le marché national car elle n’exportait pas. Mais l’année dernière, l’entreprise a abordé le marché étranger. Au cours des derniers mois, l’activité à l’international de Rivia a soudain doublé parce que l’entreprise a recruté une responsable export, Valérie Deleu. « Si on décidé d’investir à l’étranger, il faut planifier une stratégie. Par conséquent, j’ai tout de suite fait appel à trois agents supplémentaires pour le Portugal, la Suisse et la Grande-Bretagne. » dit-elle. « Ils sont payés à la commission, ils nous permettent de trouver rapidement des clients, sans investissements lourds de notre part. Si je n’avais pas contacté ces agents commerciaux, je n’aurais jamais osé cibler des pays étrangers. Nous avons décroché 500 000 euros de commandes et nous avons consolidé les commandes par client grâce à nos agents à l’étranger et à notre suivi. Cela a été compliqué sur le plan logistique, mais en ce moment nous gérons correctement la distribution et nous avons optimisé les coûts de transport de sorte que le prix final de nos produits reste équilibré. »

(Source : texte adapté, tiré de lentreprise.lexpress.fr)

L’exportation comporte quelques concepts-clés. Observez le tableau suivant qui contient ceux qui figurent dans le texte et qu’il est conseillé de connaître :

Taula: Lexique de l’exportation
Quelques concepts Quelques intervenants
l’exportation/l’export la commande le responsable export
un échange commercial la distributionl’agent commercial
la globalisation les frais/les coûts de transport le client/le prospect
le marché international le prix final le marché cible/le client cible
réaliser un chiffre d’affaires décrocher un contrat/obtenir XXX euros prospecter ou cibler un/le marché/des clients

Observez les phrases suivantes tirées du texte avec la conjonction si :

Si on investit à l’étranger, il faut planifier une stratégie.

S’il fallait donner un chiffre pour illustrer les difficultés des entreprises françaises au niveau de l’export, je citerais le pourcentage des PME françaises qui exportent : seulement 4%.

Si je n’avais pas contacté des agents commerciaux, je n’aurais jamais osé cibler des pays étrangers.

Ces trois phrases expriment des hypothèses et des conditions au présent et dans le passé.

Le conditionnel passé

Le conditionnel a deux formes : le conditionnel présent et le conditionnel passé.

Il est nécessaire de réviser la formation du conditionnel et en particulier, le conditionnel présent des verbes auxiliaires être et avoir dans l’unité 2, section 2.2.3.

Pratiquez à l’oral le conditionnel présent et le conditionnel passé à l’aide de la vidéo de la section Annexes.

On utilise le conditionnel présent pour exprimer un souhait ou un désir, un conseil, une demande polie et une information non vérifiée.

Exemples :

  1. Pour développer notre entreprise, nous voudrions prospecter de nouveaux clients. → Souhait ou désir.
  2. Pour équilibrer le prix final du produit, vous devriez réduire les coûts de transport. → Conseil.
  3. Pourriez-vous me conseiller sur la stratégie à adopter pour nous lancer dans l’exportation ? → Demande polie.
  4. L’export serait-il une solution face à la crise ? → Hypothèse ou information non vérifée.

Le conditionnel passé est une forme verbale composée.

Structure : sujet + auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé

Pour le former il faut, donc :

  1. Mettre l’auxiliaire être ou avoir au conditionnel : elle aurait, elle serait
  2. Puis ajouter le participe passé : elle aurait voulu, elle serait venue

On utilise le conditionnel passé pour exprimer :

  • Un doute ou une possibilité sur un fait passé.

Exemples :

L’entreprise aurait fait faillite à cause d’un mauvais investissement.

L’agent commercial aurait refusé de travailler à l’étranger.

  • Un regret, avec les verbes vouloir, aimer, préférer.

Exemples :

J’aurais aimé faire un stage à l’étranger pour compléter ma formation.

La responsable export aurait préféré recruter une autre candidate.

  • Un conseil, une suggestion ou un reproche avec les verbes devoir, falloir, pouvoir.

Exemples :

Elle aurait dû réduire les frais de transport.

Il aurait fallu accepter l’offre.

Vous auriez pu nous prévenir de ce problème avant.

L'expression de la condition : les phrases avec "si"

Le conditionnel permet d’exprimer des hypothèses, c’est-à-dire, des faits dont la réalisation est soumise à une condition qui est généralement introduite dans une phrase avec un si.

La phrase condititionnelle a deux parties : l’une, généralement introduite avec si, contient la condition et l’autre contient la conséquence de cette condition.

Pratiquez à l’oral l’expression de la condition avec si à l’aide de la vidéo de la section Annexes.

Si et S' + il/ils

Si devient s’ seulement devant il ou ils.

Exemples :

S’il fait beau, nous visiterons la ville.

S’il travaillait plus, il réussirait.

S’ils venaient, je serais contente.

Mais :

Si on exporte, on gagnera plus d’argent.

Si elle venait, je serais contente.

Il existe plusieurs modèles de phrases de condtion. Les trois modèles qui suivent s’utilisent couramment, observez leur formation et leur sens :

  • Lorsque nous voulons parler d’une condition possible, nous faisons une hypothèse sur le futur.

Structure : phrase 1→ si + présent, phrase 2→ présent, futur ou impératif

Exemples :

Si l’ambiance de travail est bonne, les gens sont plus productifs. (→ si + présent, présent)

Si l’ambiance de travail est bonne, les gens seront plus productifs. (→ si + présent, futur)

Si l’ambiance de travail est bonne, travaillez plus ! (→ si + présent, impératif)

C’est-à-dire, nous pensons que l’ambiance de travail est bonne et que cela augmente la productivité des salariés.

Comparez avec le catalan ou le castillan :

Remarquez que dans ces phrases en catalan et en castillan on utilise l’imparfait de subjonctif, mais qu’en français on emploie l’indicatif car le subjonctif est tombé en désuétude.

  • Lorsque que nous voulons exprimer une condition improbable, nous faisons une hypothèse sur le présent :

Structure : phrase 1→ si + imparfait, phrase 2→ conditionnel simple

Exemple :

Si l’ambiance de travail était bonne, les gens seraient plus productifs. (→ si + imparfait, conditionnel)

C’est-à-dire, cette hypothèse sur le présent n’existe pas parce qu’il y a peu de chances que l’ambiance de travail soit bonne.

  • Lorsque nous voulons exprimer un regret ou une situation où l’on ne peut pas revenir en arrière, nous faisons une hypothèse sur le passé qui est impossible ou irréalisable :

Structure : phrase 1→ si + plus-que-parfait, phrase 2→ conditionnel passé

Exemple :

Si l’ambiance de travail avait été bonne, les gens auraient été plus productifs. (→ si + plus-que-parfait, conditionnel passé)

Dans cette phrase la condition est impossible, c’est-à-dire, le moment est passé et la condition ne s’est pas réalisée : l’ambiance de travail n’était pas bonne, par conséquent les gens n’ont pas été productifs.

Le multitâche au travail

Depuis l’arrivée d’internet dans les bureaux et que l’on a beaucoup de choses à régler en même temps, il est souvent difficile de se concentrer sur une tâche ou de se fixer sur un seul sujet.

Lisez le texte suivant en faisant attention aux formes verbales en italique :

Multitâche ou l'absence de concentration

Répondre au téléphone tout en écrivant un mail, répondre à un email tout en assistant à une réunion, converser avec un collaborateur tout en surfant sur le web pour vérifier une information, conduire en téléphonant, etc. Ces comportements récents et quotidiens sont apparus avec l’ère digitale et répondent au nom anglais de multitasking ou multitâche. « Le multitasking est en réalité un des grands mythes de l’efficacité ! », dénonce Laurence Einfalt, directrice de Jara, entreprise de conseil en efficacité. « Le multitâche a l’air de l’efficacité mais cela ne l’est pas. Croire qu’on est plus efficace en faisant plusieurs choses à la fois est une erreur. » Les scientifiques le confirment : selon Earl Miller, fameux neurologue au Massachusetts Institute of Technology (MIT), notre cerveau ayant un seul canal d’attention, ne sait pas faire plusieurs choses à la fois. Multitâche est synonyme d’absence de concentration ! L’invasion des nouveaux moyens de communication (smartphones, tablettes, fenêtres multi-écrans de l’ordinateur…), a provoqué une hyperstimulation de l’enfant à l’école ou de l’adulte au travail. Il répond à tous ces stimuli au lieu de se concentrer sur la tâche prioritaire.

Source : texte adapté, tiré de lentreprise.lexpress.fr

Observez la phrase suivante ou la forme ayant (du verbe avoir) fonctionne comme un adjectif :

Notre cerveau ayant un seul canal de communication, ne sait pas faire plusieurs choses à la fois.

Observez les exemples suivants ou le sujet fait deux actions en même temps et on exprime cette simultanéité au moyen des formes en écrivant et en conduisant:

L’assistant de direction a répondu au téléphone tout en écrivant un mail.

L’agent commercial parlait au client en conduisant.

Le participe présent

Pour former le participe présent il faut :

  1. Prendre le radical du verbe au présent avec nous
  2. Ajouter -ant

Trois exceptions

Attention! Il y a trois exceptions. On dit: ayant (avoir), étant (être), sachant (savoir)

Exemples :

conduire : vous conduisez → conduisant

entrer : vous entrez → entrant

écrire : vous écrivez → écrivant

Le participe présent montre que l’action exprimée par le verbe est en train de s’accomplir, qu’elle n’est pas terminée. À l’écrit on peut utiliser le participe présent à la place d’une phrase relative (avec qui).

Exemples :

Notre cerveau ayant un seul canal d’attention, ne sait faire qu’une seule chose à la fois. (= Notre cerveau qui a un seul canal d’attention, ne sait faire qu’une seule chose à la fois.)

J’ai bien reçu votre mail concernant notre livraison du 14 juin. (= Votre mail qui concerne notre livraison du 14 juin.)

Le gérondif

Le gérondif est une forme invariable qui se forme avec la structure suivante : en + participe présent

La périphrase "être en train de + infinitif"

Attention aux interférences avec le catalan ou le castillan ! Dans la phrase Ella està escrivint./Ella está escribiendo. : il n’y a pas ici 2 actions simultanées mais une action qui est en train de se réaliser. On traduit, donc, cette phrase en utilisant la périphrase être en train de + infinitifElle est en train d’écrire.

Voici d’autres exemples :

Estic estudiant.→ Je suis en train d’étudier.

Estic fent un CFGS.→ Je suis en train de faire un BTS.

Estic treballant en una empresa familiar.→ Je suis en train de travailler dans une entreprise familiale.

Le gérondif peut exprimer différentes notions :

  • La simultanéité : le gérondif exprime que deux actions sont réalisées par le même sujet en même temps.

Exemples :

En arrivant au bureau, j’ai rencontré la nouvelle directrice.

J’ai travaillé en écoutant de la musique.

  • La cause et le moyen : le gérondif exprime de quelle manière les choses se passent.

Exemples :

Tu réduirais le stress en faisant de l’exercice physique.

Vous faites des progrès en français en étudiant.

L'argent et la banque

Tout au long de votre carrière professionnelle, vous allez être amené(e) à parler d’argent, d’économie, de budgets, de devis, des ventes, d’achats, d’augmentation de salaire avec vos collègues, vos supérieurs ou des recruteurs. Il vous faut connaître le lexique nécessaire à cette fin.

Lisez le dialogue suivant en faisant attention aux mots en gras :

Services bancaires

Banque : — BNP, bonjour. Marc Leblanc, à votre service.

Cliente : — Oui, bonjour, monsieur. Je viens d’arriver en France et je souhaiterais d’ouvrir un compte. Pourriez-vous me renseigner ?

Banque : — Mais, oui, bien sûr. Vous devez prendre rendez-vous avec un conseiller-clientèle et venir avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile.

Cliente : — Un justificatif de domicile : c’est quoi ?

Banque : — Et bien, c’est par exemple, une facture d’électricité ou de téléphone à votre nom.

Cliente : — Pas de problème. Alors, une autre chose : mon employeur a besoin d’un RIB pour payer mon salaire. Qu’est-ce que c’est ?

Banque : — C’est un relevé d’identité bancaire. Il permet de faire un virement sur votre compte. Vous le trouverez dans votre carnet de chèques.

Cliente : — Merci. J’aimerais aussi pouvoir consulter mes comptes sur Internet. Ce sera possible ?

Banque : — Mais bien sûr, en vous connectant sur notre site. Vous aurez un code pour ça.

Taula: Lexique de la banque
PayerMouvementsL’argentLa banque
par carte un emprunt les épargnes l’agence bancaire
par chèque un remboursement les frais le compte bancaire
virement un prêt le montant un conseiller financier
en espèces (billets/pièces) un prélèvement le solde le distributeur automatique
un règlement faire un retrait être à découvert la banque en ligne
le crédit faire un dépôt l’intérêt le code confidentiel

La nominalisation

La nominalisation est la transformation d’un verbe en un nom. Nous allons profiter du vocabulaire de l’exportation et de la banque pour former les substantifs à partir de verbes.

Voici quelques exemples de nominalisations qui vous seront très utiles pour faire des opérations commerciales :

Verbe Nom Verbe Nom
Importer L’importation Exporter L’exportation
Distribuer La distribution Transporter Le transport
Livrer La livraison Stocker Le stock
Vendre La vente Acheter L’achat
Expédier L’expédition Négocier La négociation
Cotiser La cotisation Baisser La baisse
Diminuer La diminution Augmenter L’augmentation
Régler Le règlement Payer Le paiement
Bénéficier Le bénéfice Financer Le financement
Investir L’investissement Préserver La préservation
Gérer La gestion Communiquer La communication
Virer Le virement Prélever Le prélèvement
Placer Le placement Retirer Le retrait
S’abonner L’abonnement Simplifier La simplification
Assurer L’assurance Optimiser L’optimisation
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