Un repas d'affaires

Quand nous allons dans un restaurant nous devons savoir employer le lexique de la nourriture avec les partitifs, connaître un peu les habitudes des Français à table, le mode de paiement, entre autres.

De nos jours, lorsque nous sommes au travail et que l’on doit terminer urgemment une tâche, on peut commander des repas à consommer sur place grâce aux applis (applications) et aux sites web de restauration à domicile.

Lisez le texte suivant :

Plats faits maison à 3 clics de vous

La foodtech est un secteur en pleine ébullition en France. Des dizaines de start-ups se sont lancées dans le secteur, en particulier autour de la livraison de repas.

Pour ” bien ” manger devant son ordinateur, vous connaissez déjà sûrement ces start-ups de la livraison alimentaire, comme Deliveroo, UberEATS et Foodora qui vous livrent les plats de vos restaurants préférés. Bien pratique quand on doit absolument finir une tâche au bureau mais qu’on n’aime pas les sandwichs de la cafétéria.

A côté de ces géants, il existe plusieurs start-ups qui se battent pour conquérir vos estomacs, en proposant le midi et/ou le soir de bons petits plats cuisinés par leurs chefs, par exemple Popchef ou Foodchéri. Leurs avantages : ils servent des produits frais et de saison. Leurs inconvénients : le gâchis écologique que provoquent les emballages.

Il y a des recettes pour tous les goûts, de la cuisine du monde aux spécialités végétariennes. Les boîtes (food box) contiennent : une entrée, un plat principal et un dessert. Les plats et les ingrédients sont très variés : des salades, des légumes, des crudités, du pain, de la viande (du poulet, du veau, du canard, etc.), du poisson (du saumon, du merlan, etc), des fromages, des fruits de saison, des gâteaux, des yaourts, des jus frais, du thé, du vin, des boissons gazeuses ou de l’eau. Bref, il est possible de tout commander sur le web sans sortir de chez soi ou du bureau.

(Source : Texte adapté tiré de www.lesechos.fr)

Un repas se compose de : une entrée, un plat principal et un dessert, pendant le repas on boit des boissons et avant le repas on peut prendre un apéritif (ou un apéro).

Observons les formes de l’article partitif devant quelques noms d’ingrédients, d’aliments et des boissons présents dans le texte :

Du poisson / De la viande / Des légumes / De l’eau

L'article partitif

En français, on ne peut pas utiliser un nom sans un déterminant devant, on doit dire par exemple :

  • Le pain, au sens général.
  • Une baguette, au sens concret.

Mais on dit du pain, quand il s’agit d’une quantité non précisée. La forme du est un article partitif. Cet article, qui n’existe pas ni en catalan ni en castillan, indique donc que l’on veut exprimer une certaine quantité de ou une partie de.

L’article partitif désigne une quantité indéfinie, on l’utilise devant quelque chose qu’on ne peut pas compter :

  • Une masse ou un produit : l’argent → de l’argent, le fromage → du fromage.
  • Une abstraction : le courage → du courage, la patience → de la patience.

Les verbes pour exprimer les goûts

Avec les verbes aimer, adorer, détester on utilise l’article défini et pas l’article partitif.

Exemple :

Vous aimez le chocolat ?

— Oui, j’adore le chocolat mais je n’aime pas la crème fraîche.

L'article partitif est obligatoire

Ne dites jamais :

Je veux eau, huile, salade. →(incorrect)

Il faut dire :

Je veux de l’eau, de l’huile , du poulet, de la salade. →(correct)

Les formes de l’article partitif sont :

  • du + nom masculin singulier
  • de la + nom féminin singulier
  • de l’ + masculin et féminin singulier commençant par une voyelle ou h.
  • des + nom masculin et fémini pluriel)

Exemples :

Du pain, de la salade, de l’ail, de l’eau, des fruits, des oranges.

L'omission de l'article : en phrase négative

Quand il s’agit d’une phrase négative, peu importe le genre et le nombre du nom qui accompagne le partitif, le partitif devient de / d’ + voyelle ou h.

Exemples :

Je ne veux pas de fromage.

Nous ne prendrons pas d’eau.

Je ne prendrai pas de sucre.

Il n’y a pas d’oranges.

Elle ne mange jamais de fruits de mer.

L'omission de l'article : l'expression de la quantité

À part les partitifs utilisés pour exprimer une quantité indéterminée, pour une quantité déterminée on peut utiliser plusieurs formules et expressions.

Pour exprimer des quantités plus ou moins indéfinies on utilise : beaucoup de…, un peu de…, peu de…, assez de…, trop de…+ nom.

De / D'

Après une expression de quantité le partitif devient de / d’ !

beaucoup de
assez de
J’ai un peu de travail
peu de
trop de

Exemples :

Vous voulez de la salade ? —Oui merci, beaucoup de salade.

Vous voulez du sel ? —Oui merci, un peu de sel.

Il y a du travail ? —Non, il n’y a pas assez de travail.

Autres manières d'évaluer la quantité

  • L’expression de quantité suivie d’un adjectif : très, assez, trop + adjectif.

Exemples :

Elle est très gourmande. / La viande est trop cuite. / L’orange est assez mûre.

  • L’expression de la quantité après un verbe : verbe + beaucoup, assez, trop.

Exemples :

Il boit beaucoup. / Il ne dort pas assez. / Il travaille trop.

  • Les expressions de quantité suivies d’un nom qui désignent une quantité bien précise sont toujours suivies de de/d’ : nom désignant une quantité + de + nom.

Un colis de produits Une caisse de produits Un conteneur de marchandises
Une palette de marchandises Un baril de pétrole Un paquet de café
Une bouteille de vin Une cannette de coca, de bière Un verre d’eau, une tasse de thé
100 grammes de 1 kilo de, 1 litre de Une tonne de
  • Les noms pour exprimer une collectivité : un nom collectif sert à désigner un ensemble de personnes ou de choses. C’est un nom singulier qui peut être suivi d’un nom au pluriel qui est son complément : nom collectif + complément

QuantitéCompléments
La plupart (de)
Un très grand nombre (de)
Une majorité (de)
La plus grande partie (de)des salariés fera/feront la grève.
Une multitude (de) des personnes présentes est/sont favorable(s) à la proposition.
Une minorité (de) des marchandises a été envoyée/ont été envoyées en dépôt.
Environ 30% (de), À peu près 30% (de)
La moitié, un tiers, un quart (de)
De nombreux, nombreuses + nom

Récapitulons :

Lisez le texte suivant et observez attentivement l’article partitif sous toutes ses formes et les formules pour exprimer la quantité.

La création d'une entreprise

Pour lancer une entreprise il faut être très audacieux et travailler beaucoup sur une idée. Il faut aussi avoir de l’argent, c’est-à-dire, compter sur un budget. Il faut avoir, si possible, des financements en plus, des supports de communication (un compte Twitter ou Facebook, un blog, un site Internet), du temps, de la créativité, beaucoup d’énergie, un peu de courage et assez de patience. Et surtout, pas de peur devant les difficultés ! La plupart des entrepeneurs prennent peu de vacances, néanmoins environ 90% se montrent très satisfaits d’avoir créé leur propre projet.

Au restaurant

Le déjeuner d’affaires est plus détendu qu’une réunion au bureau, mais il ne faut pas le confondre avec un repas entre amis. Il est habituel que la personne qui a l’initiative du déjeuner choisisse aussi le lieu de restauration et règle l’addition.

La pratique du pourboire en France

En France le pourboire n’est pas obligatoire car le service est compris dans les prix. Mais, dans les cafés et les restaurants on a l’habitude de laisser un pourboire de 10 à 15% de l’addition, si le service est agréable et de qualité, bien entendu !. Le pourboire, pourtant, semble être de plus en plus rare actuellement.

Lisez le dialogue suivant :

Déjeuner d'affaires

Mme. Gondran : —Alors, qu’est-ce que vous prenez comme entrée, monsieur Valéry ?

M. Valéry : —Je vais prendre une salade d’asperges.

Mme. Gondran : —Et comme plat principal ?

M. Valéry : —Je vais essayer le saumon avec du riz. Mais sans sauce car je suis au régime.

Mme. Gondran : —Moi, je vais prendre des lentilles avec des crudités. Comme plat principal, du poulet rôti avec des frites, beaucoup de frites ! Et comme boisson, monsieur ? Voulez-vous du vin ?

M. Valéry : —Non, je ne bois pas d’alcool. Je vais prendre de l’eau. Une bouteille d’eau minérale.

Mme. Gondran : —Vous êtes très raisonnable, monsieur Valéry. Moi, je vais prendre un peu de vin rouge. (Au serveur) Monsieur, s’il vous plaît !

Le serveur : —Oui, voilà. Madame, monsieur, vous avez fait votre choix ?

Mme. Gondran : —Oui, alors, en entrée, monsieur va prendre…

Voici quelques expressions utiles :

  • Commander : Je voudrais / je vais prendre / Je prendrai / Pour moi, … s’il vous plaît / Pour moi, ce sera…
  • Demander une explication : Quel est le plat du jour ? / Qu’est-ce que vous avez comme desserts / comme boissons ? / Qu’est-ce qu’il y a dans ce plat ? Un…qu’est-ce que c’est ?
  • Demander un conseil : Qu’est-ce que vous me conseillez en entrée ? Quel vin irait avec ce plat ?
  • Demander l’addition : L’addition/la note, s’il vous plaît. / Je pourrais avoir l’addition, s’il vous plaît ?

L'emploi des verbes

Quand on parle de nourriture, des aliments, des repas, on utilise beaucoup ces verbes :

  • Manger : verbe du 1er groupe, avec la particularité de la forme ” nous mangeons ”.
  • Boire : verbe du 3e groupe.
  • Prendre : verbe du 3e groupe.
  • Mettre : verbe du 3e groupe.
  • Acheter : verbe du 1er groupe, avec les particularités des formes ” j’achète, tu achètes, il/elle/ on achète, ils/elles achètent ”.

Lors d’un repas vous devrez utiliser très souvent ces verbes au futur simple, au futur proche ou au conditionnel de politesse. Révisez les temps du futur dans l’unité 2, section 3.1 et le conditionnel de politesse dans l’unité 2, section 2.2.3

Le tableau suivant vous présente la conjugaison du présent de l’indicatif des verbesmanger, boire, prendre, mettre et acheter.

Taula: Le présent de quelques verbes utilisés dans le contexte des repas
MangerBoirePrendreMettreAcheter
Je mange Je bois Je prends Je mets J’achète
Tu manges Tu bois Tu prends Tu mets Tu achètes
Il/Elle/On mange Il/Elle/On boit Il/Elle/On prend Il/Elle/On met Il/Elle/On achète
Nous mangeons Nous buvons Nous prenons Nous mettons Nous achetons
Vous mangez Vous buvez Vous prenez Vous mettez Vous achetez
Ils/Elles mangent Ils/Elles boivent Ils/Elles prennent Ils/Elles mettent Ils/Elles achètent

Formation au sein de l'entreprise

La possibilité d’accéder à diverses formations est motivante pour l’employé et elle est nécessaire pour répondre à ses attentes. De nombreuses études démontrent l’efficacité de la formation dans la croissance de l’entreprise. Les résultats de la formation sont posiitifs tant dans la productivité que dans l’amélioration de la compétence professionnelle du personnel.

Lisez le texte suivant en faisant attention aux mots, pronoms et adjectifs en italique :

La formation au sein de l'entreprise : une responsabilité partagée ?

La plupart des salariés estiment que la responsabilité de la formation est partagée entre l’entreprise et le salarié de manière égale. Mais certains pensent qu’elle incombe principalement à l’entreprise. Quelques-uns disent qu’ils sont prêts à financer eux-mêmes une partie des coûts de leur formation. Plusieurs sont prêts à effectuer une formation hors de leur temps de travail, ce sont plutôt les cadres et les moins de 35 ans qui sont les plus enthousiastes. Tout dépend du budget et du temps disponible de chacun.

Les formations de pair à pair, c’est-à-dire, apprendre les uns des autres, sont toujours préférables mais on peut aussi contacter quelqu’un, un formateur externe, et le faire venir dans l’entreprise pour y diriger des ateliers, des cours ou des séminaires. Les employés en profitent sur place, sans perdre du temps en déplacements.

Plusieurs petites entreprises ne disposent pas de gros budgets pour financer la formation. D’autres alternatives, comme par exemple les vidéos et la formation en ligne, permettent également à chacun d’améliorer les compétences de manière efficace. Certaines plateformes de formation sont d’excellentes ressources qui proposent de nombreux cours pour tous les niveaux de compétences.

Observez les pronoms en et y présents dans le texte :

Il faut faire venir un formateur dans l’entreprise pour y diriger des cours. Les employés en profitent sur place.

Observez les adjectifs et les pronoms indéfinis présents dans le texte :

Certains pensent… / Plusieurs sont prêts à effectuer … / Tout dépend du budget et du temps disponible de chacun / Contacter quelqu’un … / De nombreux cours pour tous les niveaux de compétences .

Les pronoms : en / y

Le pronom en existe aussi en catalan et avec les mêmes fonctions qu’en français, 3 fonctions : complément direct, complément de lieu et complément de verbe.

Le pronon en Complément d’objet direct (COD) : pour remplacer une quantité indéterminée.

Exemples : Voulez-vous du thé ? —Oui, j’en veux. —Non, je n’en veux pas.

Le pronom en complément circonstanciel de lieu : pour remplacer un lieu d’où l’on vient. Il remplace un complément de lieu introduit par la préposition de.

Exemples : Tu viens de Paris ? —Oui, j’en viens. Non, je n’en viens pas.

Le pronom en complément de verbe : pour remplacer un complément de verbe introduit par la préposition de.

Exemples : Vous vous souvenez de ce restaurant ? —Oui, je m’en souviens très bien. —Non, je ne m’en souviens pas.

Le pronom y, qui est plus ou mois équivalent au pronom hi catalan, a 2 fonctions : complément de lieu et complément indirect.

Le pronom y reprend un nom de lieu où on va et où on est. Il remplace un complément circonstanciel de lieu introduit par les prépositions : à, en, chez, sur.

Exemples :

Tu vas au bureau aujourd’hui ? —Non, je n’y vais pas mais demain, je vais y aller.

Vous allez en Allemagne ? —Oui, nous y allons tous les mois.

Tu travailles chez Sanofi-Aventis ? —Oui, j’y travaille depuis 2 ans.

Le pronom y peut être aussi un complément d’objet indirect (COI) de certains verbes fonctionnant avec la préposition à (comme par exemple : penser à, réfléchir à)

Exemples :

Tu penses à ton avenir ? —Oui, j’y pense.

Elles réfléchissent à leur projet de start-up ? —Oui, elles y réfléchissent.

en/y = en/hi

Comparer le français et le catalan est utile : les pronoms en/y ont le même fonctionnement que les catalans en/hi, sauf qu’en français en ne peut jamais devenir n’. Il est invariable. Il s’écrit toujours en.

Mais, ces pronoms en et y en français ne peuvent jamais remplacer une personne. Pour les noms de personnes on utilise le pronom tonique.

Exemples :

—Tu t’occupes de ce client ?

—Oui, je m’occupe de lui.→(correct)

—Oui, je m’en occupe.→(incorrect).

—Vous pensez à votre amie ?

—Oui, je pense à elle.→(correct).

—Oui, j’y pense. →(incorrect).

Les indéfinis

Les pronoms indéfinis remplacent des personnes ou des choses indéfinies.

Voici l’emploi de ces pronoms :

Pour une quantité totale : tout, toute, tous, toutes.

Exemples : Je fais tout dans la maison. / Je les connais tous, ces clients.

Pour une quantité partielle : certains / certaines / plusieurs.

Exemples : Certains disent qu’ils n’ont pas aimé le produit.

Pour une quantité distributive: chacun, chacune.

Exemples : Chacun / chacune paie sa part de l’addition.

Pour une quantité indéterminée: quelqu’un / quelques-un(e)s / quelque chose.

Exemples : Quelqu’un voudrait-il ajouter quelque chose ? —Non, tout le monde est fatigué .

Pour exprimer l’égalité: le/la même, les mêmes.

Exemples : Ce sont toujours les mêmes qui n’ont pas envie de voyager.

Pour exprimer la différence : l’autre / les autres.

Exemples : Certains sont là, les autres ne sont pas arrivés.

Pour représenter une quantité nulle : personne, rien, aucun/e, nulle part

Exemples : Il y a quelqu’un ? —Non, il n’y a personne. / Je cherche le document depuis 10 minutes et je ne le trouve nulle part !

Pour représenter une pluralité : plusieurs, quelques-un(e)s, certain(e)s.

Exemples : Des solutions, il y en a plusieurs. / Quelques-uns pensent qu’on ne trouvera pas de solution.

Certains indéfinis sont des adjectifs, c’est-à-dire, qu’ils accompagnent un nom. D’autres sont des pronoms, donc, ils remplacent un nom. La plupart peuvent être adjectifs ou pronoms.

Le tableau suivant présente l’équivalence entre les formes des adjectifs et des pronoms indéfinis, illustrée avec des exemples.

Formes Adjectifs Pronoms
Tout (le) - toute (la) - tous (les) - toutes (les) Tout le matériel est prêt. J’écoute tous les collaborateurs / toutes les clientes. Tout est prêt. Je les écoute tous / toutes.
Chaque Chaque produit / chaque unité coûte 1,50€. Chacun / chacune coûte 1,50€.
Certain(e)s Voilà certains étudiants / certaines matières. Voilà certains / certaines.
Le/la même - les mêmes. Ce sera le même jour / la même date. Ce sera le même / la même / les mêmes.
L’autre - les autres / Un(e) autre - d’autres Je connais l’autre option / les autres choix. Je préfère un autre devis / une autre offre. Je connais l’autre / les autres. J’en préfère un autre / une autre / d’autres.
Plusieurs Je fais plusieurs devis / factures . J’en fais plusieurs.
Quelques Voici quelques échantillons / marchandises. Voici quelques uns / quelques unes.
Aucun/e Je n’ai aucun doute / aucune question. Je n’en ai aucun / aucune.
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Annexes
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